
Égalité salariale : chiffres et évolutions en 2026
En 2026, l’égalité salariale reste un enjeu central du marché du travail, en France comme en Europe. La loi française de 1972 sur l’égalité salariale existe depuis plus de 50 ans, et un cadre réglementaire renforcé est progressivement entré en vigueur, notamment avec la directive européenne sur la transparence salariale qui s’applique pleinement cette année.
Tour d’horizon avec KARA Travail Temporaire & Placement, cabinet de recrutement spécialisé depuis 24 ans, des données les plus récentes qui permettent de mieux comprendre l’état actuel des écarts de rémunération et leur évolution.
Quel constat en 2026 ?
Selon les données publiées en 2025 par l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) et la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques), l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes reste notable, bien qu’en baisse progressive depuis 10 ans. Si les écarts se réduisent lentement, ils persistent tout de même dans la plupart des secteurs
- Écart salarial moyen à temps de travail égal : les femmes gagnent encore environ 14% de moins que les hommes en moyenne, tous postes confondus,
- Écart à poste et temps équivalents : corrigés selon les différents métiers et les secteurs, les écarts s’élèvent de 4 à 7% en moyenne selon les sources,
- Accès aux postes à responsabilité : en 2026, les femmes occupent environ 42% des postes de management, mais seulement 24% des postes à 1% les plus rémunérés.
2026, un contexte réglementaire en pleine évolution
Cette année 2026 marque une étape importante pour l’égalité salariale avec la mise en œuvre de plusieurs dispositifs européens et français. La directive européenne sur la transparence salariale, applicable dès cette année, impose notamment la communication des grilles salariales aux candidats, l’interdiction de demander l’historique salarial, l’obligation de publication des écarts de rémunération pour les entreprises de plus de 100 salariés, ou encore un renforcement du droit des collaborateurs à accéder aux critères de rémunération.
Mis en place en 2018, l’index de l’égalité professionnelle reste obligatoire pour toutes les entreprises françaises de plus de 50 salariés. Il permet de mesurer les écarts de salaire, les augmentations, les promotions, les retours de congés maternité ou encore la représentation des femmes parmi les plus hautes rémunérations. En 2025, cet index continuait de progresser : l’égalité professionnelle était évaluée à 88,5/100, contre 84/100 en 2020.
Les principales causes des écarts
Il subsiste encore de nombreux écarts notables entre les hommes et les femmes dans le monde du travail, sur certains points bien précis :
- Différence dans les métiers exercés : les femmes sont surreprésentées dans les secteurs moins rémunérateurs, comme les fonctions supports et administratives,
- Sous-représentation dans les métiers techniques : malgré des progrès, les femmes demeurent minoritaires dans des métiers comme l’IT, la data, l’ingénierie ou l’industrie.
- Charge parentale encore inégalement répartie : elle impacte davantage les femmes, notamment en termes de disponibilité ou de continuité de carrière, qui sont également plus nombreuses à travailler à temps partiel.
Ces facteurs combinés permettent d’expliquer pourquoi les écarts ne relèvent pas d’une discrimination directe, mais bien d’un ensemble de déterminants persistants, bien qu’en nette progression.
Quels progrès en 2026 ?
Malgré des écarts encore présents, plusieurs avancées pour l’égalité salariale sont observées. Selon l’INSEE, depuis 1995, les écarts salariaux se sont réduits d’un tiers. Il y a également une progression dans la mixité des formations, avec de plus en plus de femmes qui se dirigent vers des études scientifiques ou numériques.
Les politiques RSE incluent également de plus en plus des grilles salariales transparentes, anticipant la directive européenne, et intègrent désormais l’égalité salariale comme un indicateur clé. Cette année 2026 pourrait marquer une véritable accélération grâce aux nouvelles obligations légales et à l’évolution des attentes des salarié•es.
L’accompagnement KARA vers l’égalité salariale
Si les chiffres début 2026 montrent de nets progrès, les écarts de rémunération et les inégalités persistent encore dans de nombreux secteurs. Pour les entreprises, comprendre ces données et anticiper les obligations légales est essentiel pour construire des politiques salariales justes et transparentes.
KARA Travail Temporaire & Placement, cabinet de recrutement spécialisé dans l’administratif et les fonctions supports, le retail et le luxe, la communication, le digital et le graphisme ainsi que la comptabilité et la finance depuis 24 ans, accompagne les entreprises dans cette démarche : identifier les bons profils, structurer les grilles salariales et mettre en place des pratiques de recrutement équitables. Grâce à cette expertise, les entreprises peuvent non seulement respecter la réglementation, mais aussi attirer et fidéliser des talents dans un contexte où l’égalité et la transparence salariale deviennent des critères de choix clés pour les candidat•es.
sources :
https://travail-emploi.gouv.fr/resultats-de-lindex-egalite-professionnelle-et-de-la-loi-rixain-pour-2025, https://www.insee.fr/fr/statistiques/8381248, https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/index-de-legalite-professionnelle-quelles-progressions-depuis-son-entree-en-vigueur, https://www.inegalites.fr/femmes-hommes-salaires-inegalites


